lundi 24 avril 2006

La Lune sera mon diadème, la voie lactée sera mon voile nuptial...



"Chers amies, Chers amis, Chers lecteurs, Chers internautes de tout bois, Chers googleurs tombés là par erreur, bienvenue"

Heights s'avance sur le balcon de son blog, le cheveu gonflé/dégradé Farah Fawcett' style.

"Certains d'entre vous me connaissent sous plusieurs noms... Heights, P. , Princesse-ange-messager, Dieu, sweetsuicide il fut un temps... et quel temps ! Bref, tous ces noms me servent à me présenter à vous sous mon humeur du moment. C'est pourquoi je vous ai réuni ce soir pour faire un triomphe triomphale à Heights "icequeen" slapette Johnson ! (oui, parce que Dancing queen young & sweet elle est only seventeen...)"

La foule fait une hola presque malgré elle, juste parce qu'elle est heureuse qu'on s'adresse à elle directement.

"Chers petits lecteurs, du "passeurparlà" au plus fervent, il n'est pas un jour sans que je pense à vous, car c'est ici que je puise tout le réconfort dont j'ai besoin, certains d'entre vous sont d'ailleurs plus doués que d'autre à ce jeu là ^^. A ceux qui se reconnaitront, merci."

Quelques moutons égarés crient "De rien"

"Je suis ici pour vous confier que je déclare une guerre froide à la souffrance, froide mais pas sans victimes. C'est une guerre après tout. Toute petite ou grande "chose" qui me fera du mal, volontairement ou non, INCONSCIEMMENT ou non, décollera d'une pichenette de ma vie, j'ai déjà procédé ainsi, et c'est teeeellement plus facile."

Quelques garçons comment à se lancer des regards gênés dans la salle

 "Non mais ça va les gars, une guerre à la souffrance souligne un ouvrage de bras aux plaisirs !"

là, c'est mon frigo qui tressaillit.

"Jusqu'ici j'ai été très sage, j'ai bien fait mes devoirs, je ne me suis mise à boire qu'avec le statut d'étudiante, je ne me suis jamais droguée à autre chose que l'écriture, mon écriture."

Un plaquette de chocolat soutenue par une cannette de Pepsi exultent alors "MENTEUSE !!!"

"Oui bon d'accord. J'avoue. Mais vous me l'avez bien fait payer !"

Les aliments approuvent, et s'assoient.

"J'ai attendu deux longues années après des yeux verts et des boucles, je me suis nourrie de vent pendant deux ans. J'ai fini dans un lit blanc, aux urgences, j'voudrais pas qu'ça r'commence...

Quelqu'UN m'a dit "Après tout ce n'est pas une question de vie ou de mort", et bien si. Pour Heights, pour P., et même pour Dieu, ça l'est. Alors comme dirait si bien la bande son de buffy contre les vampires "I quit, I quit, 'cause loving you is a job I don't need, and I ain't gonna go to work no more""

Sous le coup de l'émotion de feuilleton américain la moitié des jeunes filles ont la larme à l'oeil, ayant déjà vécue pareille situation.

"Bon maintenant passons à la remise de priiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix"

La foule abasourdie tend l'oreille

"D'abord je tiens à remettre le prix de la Fidélité, de la chatoyance et de la soutenance anti-mecs sociopathe à quelqu'un qui m'est très proche, de plus en plus proche, il m'a d'ailleurs dit il n'y a pas si longtemps "si proche que j'suis sûr qu'on va finir l'un dans l'autre", je ne lui remet pas le prix de la distinction verbale... c'est MEILLEUR AMI GAY DE MOOI... Daviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid ! mordez le bien fort, il adore ça."

La plus vieille partie de mon lectorat part instantanément en recherche de leurs prothèses dentaires.

"Le deuxième prix est pour quelqu'un qui me dit plein de choses gentilles que j'ai toujours du mal à croire, mais comme c'est pas un garçon et que c'est quelqu'un de très très bien je sais qu'elle le pense... je tiens à remettre le prix du meilleur jeune espoir littéraire-qui-est-pas-obligé-d'être-sérieuse-même-après-17-ans à... Hed ! Thierry Ardisson, s'tu nous lit !"

Reconnaissant une des leurs, la foule de blogueurs et d'internautes hurlent leur joie et oublie leur dépression chronique

"Le troisième prix a été évoqué il y a peu dans cette note, pour le prix du vachement-doué-pour-le-réconfort-Heightsien, celui qui a dû prendre "choix des mots" en option à la Fac Heightsienne et en particulier pour cette phrase " Quant à toi si je te croise dans 10 ans derrière une caisse à vendre des bouquins, j’organise un kidnapping de toi et ton boss et je te fais copier 10.000 fois sur son ass: « je ne dois pas gâcher »." (mais-pas-que) j'ai nommé Naaaaaad !"

La populace est en liesse, la populace n'y tient plus, la populace a très chaud, la populace est comme une préado goth à un concert d'indochine... la populace... bon, c'est pas le tout, j'ai un quatrième prix à décerner.

"Le dernier prix de cette longue note soirée est un prix double mais pour la même raison, le prix du rappel à l'ordre et à la rigueur bloguienne, pour deux de mes supportrices de longue date (surtout une) raphaeliennes (surtout l'autre) à Cherchera et Zzye !"

La masse de people n'en peut plus et se met à pogoter frénétiquement alors que le concert commence (juste des potes qui sont passés me dire bonjour, Rufus, Louis, Damon, Jim et Carl, enfin comme d'hab' quoi).

 

vendredi 21 avril 2006

Why don't you Do Something ?


Ca doit être à cause d'hier soir.

Cet anniversaire vraiment Sex, Drug & Rock and roll

Je ne sais pas quand exactement... Si c'est quand ce type est revenu me demander l'heure toutes les 10 minutes ou si c'est quand cet autre gars, celui qui m'avait enflammée le temps d'un concert, derrière sa batterie, quand ce type précisément avait sa main dans mon pantalon et sa langue dans ma bière.

Hum.

Ou alors c'est en mordant à tour de bouche tout ce qui se trouvait à ma portée... féminin comme masculin, inconnu comme quasi-family...

Je suis une petite sainte...

Je ne fûmes pas et je ne fûmes pas de ça non plus.

C'est même hors de question, comme d'embrasser à pleine bouche mon meilleur ami tout disposé.

Non. Y'a des choses sacrées. Comme la bière.

Pardon pour la douche involontaire Poowpy...

Ou alors c'était peut-être debout devant la sono improvisée, quand j'ai jeté un coup d'œil aux CDs et que j'ai vu "Britney Spears, greatest hits" et que j'ai pensé :

I try to dance Britney Spears
I guess I'm getting on in years

Ouais, ça doit être là que je me suis mise en mode "vibrate" ; danser comme une pouffe devant deux personnes ayant bouffé ma (pré )adolescence, leur montrer que j'ai des amis, et des regards sur moi, et que je suis en vie, encore !

Des roulages dans l'herbe avec des inconnus et en groupe... mais je suis une Sainte... si vous saviez à quel point...

Enfin vous l'aurez deviné, j'aurai pu appeler cette note "Heights & les garçons : épisode final"

Mon petit coeur tu vas fermer ta grande gueule, mes petits scrupules vous allez copuler ailleurs que dans mon cerveau dérangé... le prochain qui s'approche, qui a un minois pas dégueulasse et qui arrive à aligner deux mots sans que j'ai à soupirer et qui surtout ne rétorquera pas : "bah quoi moi j'écris pas de la poésie, comme Voltaire !"

Alors celui là...

sera un homme heureux.

Et Fuck les indifférents.

jeudi 23 mars 2006

Princesse Ange messager


C'est encore mieux que Heights Slapette Johnson, non ?

 La soirée d'hier m'a réconciliée avec le genre masculin, à bien des points.

Non seulement parce que feu THE ONE depuis lundi n'a pas arrêté de redoubler de gentillesse envers moi. Je ne détaillerai pas, j'ai juste reçu la confirmation qu'il m'aimait bien, et être pote avec lui est très grisant.

Mais aussi parce que prendre son courage à deux mains et aller inviter les voisins d'une amie à participer à notre petite sauterie était une des meilleures idées de l'année...

C'est à eux que je dois ce charmant surnom.

Et surement cette gueule de bois carabinée... un final à ces deux semaines de folie ?

 Mon corps qui me rejéte totalement ?

Pourtant quand je prends une bouffée d'air frais et que je pense à lui comme simple ami, ça me suffit.

Les beaux garçons virevoltent dans ma vie, j'essaie de ne pas faire de mal à ceux qui s'attachent, j'essaie d'attacher ceux qui veulent s'enfuir, je suis moi et ils m'apprécient malgré ça.

Il y a une semaine j'étais au comble de la solitude, aujourd'hui ma vie sociale est resplendissante.

Dans trois jours j'ai 18 ans, et plus trop de repère.

Pas d'avenir probablement, alors profitons du présent même si dans le présent il est des garçons qui vous disent "J'ai l'impression de te connaitre depuis toujours, -et qui s'enfoncent en disant- j'ai l'impression d'avoir croisé des dizaine de filles comme toi... alors que je sais bien que c'est pas vrai hein !!"

Woh.

Ce blog est aussi désordonné que mes journées, veuillez me le pardonner, c'est un peu mon apocalypse à moi où l'on erre dans les rues sans que plus rien n'est d'importance.

On se raccroche les uns aux autres.

Dans trois jours j'ai putain de 18 ans. A 20 heure j'ouvrirai une boite contenant des messages adressés à ma personne par tout mon entourage, well. Mon plus bô cadeau... sans démagogie

J'attendais beaucoup de cette fête, elle m'aura plus apporté qu'un potentiel petit ami. Oh, beaucoup plus. Et elle ne s'est même pas encore déroulée.

dimanche 19 mars 2006

Stan 1/5


Voici un premier épisode coupé de tout le reste de tout ce qui peut se passer autour :

Si j'avais un ami imaginaire je l'appellerais Stan, il serait brun, ou châtain parfois, pour faire comme moi.

Il aurait les cheveux coupés n'importe comment et il s'en ficherait, il passerait sa main dans les miens et je lui dirai que c'est le vent qui me fait trembler.

Stan, il serait ma réalité, on irait s'assoir sur le goudron en face de la plage pour bien comprendre les galets.

Le vent dans nos oreilles ferait de la musique et on en parlerai.

Stan aurait un sourire qui déformerait son visage, un sourire qu'on voudrait capter en photo, mais en photo, il est toujours beau.

Stan il parlerait avec moi dans les églises comme là

On rentrerait à pied en les regardant, grelottant un peu du Havre.

Il me dirait : "On croise jamais tous ces gens que tu connais."

et je lui répondrai que de toute façon ils le verraient pas.

Son mot préféré serait Daylight et il le murmurerait à mon oreille avant d'éclater de rire pour rien.

Stan ça serait le genre qu'on présente à personne et qu'on garde jalousement pour soi, de peur qu'il n'existe plus.

Comme une bulle qu'on aurait soufflée et que les autres ne pourraient s'empêcher d'éclater.

Merde Stan, t'es où ?

                                        * * * * * * * *

There's a lot to learn for wastin' time, there's a heart that burns, there's an opened mind...

19.3.06 17:09