lundi 23 décembre 2019

Don't suffocate my heart, I don't know what I'm feeling


C'est le bilan de 2019, c'est le bilan de l'empouvoirement (peut-être qu'à force, un jour, quelqu'un trouvera ce mot joli).


Tout a commencé par un 31 plutôt cosy entre amis, sans trop d'excès. J'étais focus sur la reconstruction, mon diagnostic en poche, à nouveau sous médicaments, je faisais mes valises pour un court séjour à Brighton qui fût pour le moins revivivivifiant.


Je pense développer un habitus "stations balnéaires hors saison", ce qui correspond parfaitement à ma misanthropie et mon amour du glauque.




A mon retour, a commencé la grande valse des colocs 2019, et ce fut haut en couleur, tant et si bien que ça m'a dégoûté à mort de vivre à deux (enfin si on compte pas les Maine Coon de 6 kilos) - la phase "embourgeoisement" était lancée.

Puis Notre-Dame a brûlé et je ne pouvais pas rêver mieux que la compagnie de Meor pour y assister. Une atmosphère de fin du monde qui n'allait plus nous lâcher jusqu'à la fin de l'année.


Là-dessus, je suis partie à Amsterdam en solo - mais j'y avais pour guide le meilleur sosie d'Elvis de toute l'asie du sud-est : Escrivaillon.

C'était un très chouette voyage, où je me suis rendu compte que j'avais à la fois le mal de mer sur les canaux ET après 3 shots de vodka et 4 pintes.

#KnowYourself




[Ils ont des chouettes musées à Amsterdam]



[Vraiment.]

Mai fût secoué par un trop plein de boulot et un être qui n'écoutait pas trop quand je lui disais que j'étais crevée, surbookée et pas dispo beaucoup plus qu'une soirée par semaine pour ma propre santé mentale. Il ne m'écoutait pas trop non plus quand je lui disais que je ne prenais pas la pilule visiblement. Du coup, ne m'étant pas aperçue de l'incident consciemment, c'est mon inconscient qui s'est chargé de me faire avoir des crises d'angoisse à chaque fois que je le voyais.

[Ceci est un serpent du british museum, si]

C'est alors que je me suis dit "mais Johnson, pourquoi tu t'entêtes à fréquenter des mecs en fait ? au moins, avec des meufs, plus de pilule du lendemain, et vraisemblablement moins de viols et de violences aussi."

J'ai commencé à me renseigner doucement mais sûrement au sujet du lesbianisme politique. J'en parlais au début sur le ton de la plaisanterie à mes proches afin de tâter le terrain, mais le problème, c'est que quand ça s'est précisé dans ma tête, tout le monde (OU PRESQUE)(oui je vous vois broncher les deux, là-bas) en est resté au stade de la vaste blague.


Bon. Je vous cache pas que le premier été lesbophobe de la ma vie a pas été "sea, sex & sun".


En juin, j'ai rendu ma première traduction de roman, ce qui a achevé mon PC et m'a fait rencontré un vendeur Fnac qui m'a fait comprendre que c'est pas parce que ma tête avait décidé d'arrêter les hommes que les hormones avaient capté le message et qu'il était très dangereux de sortir de chez moi en période d'ovulation.


Professionnellement, ce fut l'année où j'ai été la moins pauvre de toute ma vie, à force de cumuler un trois-quart temps, un mi-temps et un traduction ainsi que deux ou trois rewritings de romans. Je n'ai pas vraiment vu le jour, mais ne plus avoir à compter quand on dépense : ça n'a pas de prix. (En fait, si, mais...)(c'est une expression)(je pourrais en changer, c'est pas comme si je gravais mes notes de blog sur du vélin)(bon, si vous êtes pas contents, allez lire d'autres blogs qui sont restés bloqués dans les années 2000)(voilà.)(donc be kind, don't whine)

[Viktor Wynd Museum, London]

Ces rentrées d'argent m'ont permis de sortir ma meilleure poker face à mon banquier - les banquiers m'aiment bien parce que nombreux sont ceux qui, du moins au niveau directeur d'agence, sont des littéraires refoulés, et ils adorent mes jobs, jusqu'à en oublié que je suis indépendante et mon revenu des plus fluctuants. Et c'est ainsi que j'ai acheté l'appartement dans laquelle je suis en train de vous écrire, sous les yeux du petit chat noir des voisins qui m'épie jour et nuit (mais la nuit je le vois pas, car il est noir).


Ca a été le feuilleton de l'été également, de quoi m'occuper pendant que mes proches me ressassaient "mais n'abandonne pas si vite (la bite), il y a encore de l'espoir (d'être l'élue d'un mââââle) !" et que je me tapais sur le front à maintes reprises.


Une fois que l'affaire fut dans la poche, j'ai donc commencé à empaqueter. C'est là que ma psychiatre m'a dit que j'étais guérie de ma dernière dépression en date et qu'elle m'a dit bye-bye.


Comme un peu de mon temps s'était libéré et que mes idées féministes affluaient toujours tels des poneys nains au galop, j'ai effectué ma première action de bébé activiste le 1er septembre, à l'occasion du 100ème féminicide par compagnon ou ex répertorié. Le changement qui s''était amorcé en mai a fini de s'installer et de prendre toute la place qu'il a pu trouver dans mon cerveau.




La semaine d'après, je m'engageais auprès des colleuses anti-féminicides, qui venaient de lancer le mouvement, et je ne l'ai plus quitté ensuite.
Même quand je me suis fait arrêter avec un autre collectif et que ça a été le début d'un drama de trois mois impliquant la "policeuh nationale bonjour".


Septembre fut aussi l'occasion d'un séjour lisboète assez oubliable, où j'étais plus frustrée de ne pas participer à des actions avec mes soeurs de lutte que dans le bamos a la playa spirit.




Et depuis octobre, ma situation professionnelle ne fait que se détériorer, de part et d'autre, ce qui me plonge dans un abîme de doute et de conflits internes existentiels. Heureusement qu'il y a eu la rétrospective Vampires à la cinémathèque et un dernier séjour à Londres avant le Brexit pour me remonter le moral.


[Allégorie du gouvernement #dénonce #blogengagé]

Cette année se termine dans une grève que je soutiens, avec des préoccupations qui dépassent de loin ma petite personne. On rit moins, quand même, ces dernières temps. Alors j'espère juste ça, pour 2020, trouver des gens avec qui rire franchement, pour oublier le désarroi du dehors, ou se foutre cordialement de sa gueule.

jeudi 12 décembre 2019

It's our darkest blackout, it's our final end




Les deux premières semaines de décembre, jusqu'au 13, je suis toujours dans cet état déplorable.
Qu'il neige ou vente, que je sois au comble de ma réussite ou tout en bas de la pente. 

Je mets quelques temps à retrouver pourquoi : suis-je en plein syndrome pré-menstruel ? est-ce que mon spider-instinct détecte une fin du monde à l'approche ? est-ce parce que je n'aurai jamais de retraite et que le gouvernement préfère dépenser son fric en surveillance et renseignement (coucou toi !) que pour prendre les plaintes de victimes de violences ou les accompagner dignement dans un processus de justice serein et efficace ?

Non. C'est tout con : mon cœur saigne. 
C'est la période de l'année où je ne peux ignorer l'odeur du vent, le picotement du froid sur toute la peau que je refuse de couvrir, où je revois ces lumières, cette ambiance, ces rires et lui.

Je passe désormais mon temps libre à lutter contre les affreux, les violents, les connards et les non-repris de justice, mais comment lutter contre celui qui ne m'a strictement rien fait ?

Si ce n'est me laisser avec ces souvenirs sensoriels encombrants vers lesquels mon cerveau fuit, chaque année, pendant cette quinzaine mesquine.

Mon cerveau fait le grand huit, je lui en veux, non, je l'aime toujours, pas du tout, il me manque, n'importe quoi, où est-il ? on s'en fout. 

Mon cœur refuse de passer à autre chose alors que les années deviennent longues à compter. Je sais que mon souvenir de lui, de cela, du "il-ne-s'est-rien-passé", sont forcément erronés, désormais. Que ces élans d'émotions sont à l'encontre d'un lointain fantôme recréé par mon imagination un peu plus chaque année.

Je le sais car j'ai consulté pour ça. Alors c'est cool, je suis tombée sur une super psy (qui a eu l'outrecuidance de me plaquer pour un boulot plus stable... en même temps vu qu'elle encaissait qu'un quart de mes chèques, je pense qu'elle a bien fait d'arrêter de bosser à son compte), qui était aussi franche du collier que moi et qui m'a dit que c'était bien simple : parfois, les choses, les gens et le vécu restaient, pour la vie, et qu'il était inutile de se battre.

Alors je baisse les armes, pendant cette première quinzaine de décembre. Je laisse mon esprit aller où il veut, et tant pis si c'est avec lui.
Tant pis s'il refait l'histoire, si j'en sors essorée. 

Il fait autant partie de moi que cette bougie que j'ai serrée si fort en lui parlant de la fête des lumières, de la Sainte Lucie et du fait que j'avais appelé Lucifer, mon chat, à cause de ça, parce qu'il est arrivé à moi un 13 décembre et de la flamme qui s'est animée dans ses yeux quand j'ai dit tout ça.
C'était notre dernier soir.

Enfin, c'était le sien. Car je crois bien que de mon côté, il ne m'a jamais quittée.

mardi 3 décembre 2019

Rebellion




On a commencé par me demander si j'étais Gilet Jaune, ce à quoi j'ai répondu "Non", mais après avoir quand même réfléchi un moment. C'est vous dire à quel point j'avais l'esprit aiguisé. Je m'apprêtais à peser toutes mes réponses, à réfléchir très vite aux tenants et aboutissants des questions que l'on me poserait.

J'étais prête à répondre "Je n'ai rien à déclarer" à tout ce qu'on me demanderait.

Le commissariat est digne des meilleures prisons désaffectées que j'ai pu visiter dans les pays de l'est. Les officiers sont entassés et des piles de dossiers menacent de s'écrouler. Sur le mur, une affiche vante les mérite d'un déjeuner raclette. Je garderai mon esprit focalisé dessus car la raclette, après tout, ne m'a jamais trahie jusqu'ici. 

Arriver jusque sur cette chaise de bureau était déjà toute une aventure. Une fois libérée, la nuit de la manif, j'ai mis bien 15 jours à me remettre de la crève contractée à cause des chauds et froids incessants - et du stress, j'imagine. Puis vint le temps du brief de l'avocat - genre si vous saviez quel avocat vous seriez guaca-jaloux - de continuer la lutte tout en étant un peu plus dans la précaution, dans la peur de passer à nouveau 4h dans un bus qui sent la pisse, mais on y va quand même, parce que les femmes meurent, les plaintes sont classées sans suite et les agresseurs font des films et que c'est bien pire que l'amende qu'on risque. 

Et puis je me suis préparée mentalement et le jour J... je ne suis pas allée à l'audition. Parce que l'officier de police judiciaire avait confondu "novembre" et "décembre" (oui bah 12 ça fait beaucoup de mois à retenir). Donc, j'ai refait d'autres actions en blaguant encore et toujours sur ma nuit dans le bus-qui-sent, et les soeurs de lutte de me dire "c'est toi la casserole ?". 

Donc un mois après, je me suis pointée devant une porte noire semblant tout droit sortie d'un escape game tandis que des poutrelles métalliques du chantier adjacent me survolaient gaiement. J'ai mis 10 plombes à trouver la véritable entrée et j'ai fini par comprendre et rentrer dans ce blockhaus aux sièges en plastique ma foi pas si pire.

La dame de l'accueil ne sait pas trop qui doit s'occuper de moi et je vois défiler tout un tas de jeunes hommes d'une vingtaine d'année à tout casser, je me fais la réflexion qu'on pourrait faire au moins 4 épisodes de 21 Jump Street, et puis une voix appelle  : "Madame Johnson, veuillez me suivre."

Je suis déçue qu'il n'ait pas l'accent marseillais. C'est là que je m’assois en face du poster de la raclette et que je me focalise sur le chantier dehors, et les baies vitrées qui volent devant mes yeux, pendant que l'officier officie sur son ordinateur. 

Le temps me paraît long à cause de mon extrême concentration. Jean-Comico donne un coup de pied dans l'éléphant dans la pièce et me dit "bon, j'imagine que comme vos consoeurs vous n'avez "rien à déclarer"", je lui souris de toutes mes dents (que je suis en train de faire refaire d'ailleurs, mais là n'est pas la question), et on commence par la partie où je dois répondre : le prénom de mon reup, le nom de jeune fille de ma génitrice - je pense le mec va tout tenter pour récupérer mes infos de questions secrètes de mot de passe. Jusqu'au moment où il me demande à combien s'élève le remboursement de mon prêt immo et où je le regarde en pinçant la bouche signifiant très clairement "Là, tu pousses le bouchon un petit peu trop loin, Maurice." je lui explique donc ne pas trop trop savoir et il s'étonne "m'enfin, vous ne faites pas vos comptes ?" "Je suis atteinte de dyscalculie, je n'ai aucune mémoire des chiffres." (true story). 

Il m'a demandé ce que je faisais dans la vie et quels étaient l'intitulé de mes master 2, je lui ai sympathiquement demandé s'il cherchait à pourvoir des postes au sein de sa noble institution et il m'a dit que non, à la suite de quoi je me suis permis un petit "oh dommage, ça commençait à ressembler à un entretien pôle emploi." 

J'ai dû ensuite dire quinze fois "Je n'ai rien à déclarer" puis est venue l'heure du sermon sur l'incompétence de mon avocat et le fait que garder le silence n'était pas une bonne idée (si, gardez toujours le silence) et qu'en faisant cela je ne me défendais pas (yes, mais je m'incrimine pas non plus, gadjo), et qu'il était là pour me comprendre (non, ça c'est mon psy et je le paie avec autre chose que mes impôts). 

Il m'a demandé de lui parler de mon job, j'ai lâché des monosyllabes et attrapé mon sac l'air de dire "bon, c'était sympa, mais je crois que nos routes vont se séparer ici" déjà bien contente de pas m'être vue faire relever les empreintes et prendre en photo pour finir dans un classeur intitulé "fichée féminazie". 

Mais Jean-Comico tient à me dire combien il est important qu'il comprenne ce qui m'a poussé à faire ça. Pour cela, il utilise ses grands yeux verts de mec pas dégueu du tout physiquement - Jean-Comico ignore manifestement que j'ai arrêté les mecs et leurs grands yeux verts - et fait des blagounettes qui ne sont pas drôles du tout du genre "vous savez, c'est même pas votre parole contre la mienne, si je voulais je pourrais dire que vous m'avez frappé et on me croirait moi" (J'avoue, j'ai eu une pensée pour les soeurs de lutte chiliennes à ce moment là.)

Et puis, commence la propagande anti-avocat, tentant de convaincre à travers moi les autres filles incriminées de s'éloigner de la ligne directrice du silence total. 

A la fin, après avoir tenté de me faire la parlotte "hors audition" pendant 30 min, il me raccompagne, et attend vraisemblablement que je le remercie en tentant hein "j'étais sympa, j'aurais pu vous passer un savon", j'ai un pied dans la rue donc je tente un "C'eut été un tantinet paternaliste.", alors, pour la dernière fois, Jean-Comico bat de ses grands yeux et tente de m'attendrir "mais enfin, on a le même âge !" (Ouais, mais pas la même passion...) 

Je m'en vais les mains dans les poches de mon imper, le soulagement que ça soit fini, mon destin désormais entre les mains d'une autre instance, et me disant que, décidément, le monde des hommes ne me manquera pas. 

mardi 22 octobre 2019

I love the quiet of the night time




Jean-Mascu aime bien qu'on sache qu'il a un gros cerveau, donc il parle de ce qu'il pense, et il en parle fort.
Ce soir, Jean-Mascu est de sortie. Etudiant en ciné, il avait le choix entre un James Gray ou A girl walks home alone at night
Manque de bol pour moi, c'est cette seconde option  que Jean-Mascu et sa chemise proprette ont choisie.
Quand Jean-Mascu s'est assis à côté de moi, il a fait comme si le siège était celui de sa daronne et m'a foutu un coup de coude, avant de carrément s'asseoir en tailleur et de parler à la personne derrière lui tout en restant dirigé vers l'écran.
Un peu comme si Jean-Mascu et sa petite vingtaine étaient les C.E.O de la cinémathèque. 
Alors qu'il gueulait en cherchant à savoir comment il allait faire pour contourner la volonté de son co-scénariste pour faire passer ses idées à lui (d'ailleurs, il comprenait pas trop pourquoi l'autre s'entêtait à en avoir des différentes, et il était bien emmerdé par l'existence de ce putain de droit d'auteur), ses compagnons ont tenté de recentrer le sujet sur le film qu'on allait voir.
D'un coup, même si je ne pouvais pas ne pas entendre, j'étais déjà plus intéressée. J'allais savoir ce que Jean-Mascu foutait dans une séance d'un film indé tourné en persan et en noir et blanc qui puise ses références vampiriques du côté féministe de la force (mais bon, peut-être qu'après tout, je me trompais complètement sur Jean-Mascu.)
C'est alors que sa réponse se fit limpide "bah un western iranien avec des vampires, moi ça me dit bien."
Je souris en coin, et je prie pour qu'il arrête ses bruits de bouche quand le film commencera - oui, parce qu'en plus de parler fort, il parvient à tuer le silence quand il se tait. 
J'imagine que Jean-Mascu s'est déjà pris un coup de poing dans le nez, parce qu'il respire si fort qu'il ne peut qu'avoir le septum dévié.
Le film commence et je me concentre quatre minute avant de l'entendre mastiquer puis ouvrir très lentement un paquet de biscuits.
Au bout de 15 minutes, il s'agite, se tord, souffle, soupire, rouspète. 
Je pense que Jean-Mascu comprend que claironner son avis est socialement inacceptable mais que c'est pas pour ça qu'il se prive de le donner.
Plus Jean-Mascu bougeotte, plus son eau de Cologne (il en a trop mis, comme tout bon Mascu) me parvient par bouffées et entre ça et les effets de caméra, ma tête tourne bientôt.

Mais Jean-Mascu n'aura pas réussi à m'enlever la jouissance de voir ce film.
Du meilleur chat acteur de tous les temps (Masuka <3 blanc.="" de="" du="" et="" i="" noir="" somptueux="">Death
 et de toute la scène enveloppée par White Lies. De Dracula et de sa cape. De l'envie de faire du Skate dans une ville déserte.
C'est un film féministe plus qu'un film de vampire, c'est un film d'amour plus qu'un film politique. C'est un film sur la fragilité de ce qui peut sauver une vie. Sur chaque geste, chaque mouvement, qui compte. C'est un film où les regards en disent plus que les mots.

...alors bien sûr, quand les lumières se sont rallumées, Jean-Mascu a bondi, et avant que quiconque lui ait demandé son avis a gueulé : "ET BEN J'AI DÉTESTÉ, OHLALA QU'EST CE QUE JE ME SUIS ENNUYÉ CA FAISAIT TRÈS LONGTEMPS QUE JE M’ÉTAIS PAS ENNUYÉ COMME CA. C'EST TOUT CE QUE J'AIME PAS."

J'ai laissé Jean-Mascu s'époumoner et surtout ne jamais remettre en question ses goûts ou sa vision du monde car, après tout, pourquoi faire ? Qu'aurait-il à y gagner ? 
J'ai mis mon casque et je suis partie, j'ai pris la ligne 6 et j'ai marché seule dans la nuit.