samedi 11 mai 2019

Looking for the answers in the pouring rain


Il pleuvait beaucoup, car à Amsterdam, il fait un temps bretono-irlandais. Je me suis assise sur les marches du Palais-Royal, pour manger mes donuts et, voyant que la pluie ne voulait pas cesser, j'ai eu une idée formidable : visiter le Palais-Royal



A la base, c'était une maison du peuple pour le peuple, censé être l'hôtel de ville, et puis le frère de Napoléon est arrivé et a dit "nice lustre, mettez mon lit là"



Niveau déco on est donc moins sur Sissi Impératrice que sur The Walking Dead, rapport à la peste bubonique et ses ravages à l'époque de l'édification des murs. 


Le reste est quand même du pur Roccoco et a beaucoup moins d'intérêt, si ce n'est si vous aimez savoir où François Hollande a posé son cucul la dernière fois qu'il est venu en visite officielle. 




La visite se termine sur la salle du tribunal où les peines capitales étaient décidées, sur le fond et sur la forme. On est sur de la bonne ambiance en mode loi du Talion. 




En sortant, je décide que 17h est une heure décente pour se rentrer, 18h me semble approprié pour dîner et 20h une perspective des plus plaisantes pour me mettre au lit. Quand je voyage, je me transforme en petite vieille. 

Le ciel ne sachant où donner de la tête, le soir se couvre de rosée et les nuages enveloppent la petite cour de mon hôtel de coton pourpre.

Je suis dans une toute petite chambre loin de chez moi, ce sont mes murs pour cinq nuits, et la porte est ouverte sur le monde, sur l'air frais de la nuit qui se retient un peu plus de tomber.

Je mange et je bois, je discute de loin avec les miens, et je m'écroule, une journée plein les jambes, et le cerveau bienheureux.






lundi 6 mai 2019

Rebel, Rebel



Pour mon vrai premier jour, j’ai démarré fort, en croisant un rouquinou-frisou-grumpy cat. C’est donc sans vergogne que j’ai violé son intimité et que je l’ai mitraillé, faisant débarquer son frérot grisou-frisou. 


(je deviens complètement teubé quand un animal est à moins d’un mètre, et ça a un peu été le fil rouge de mon séjour à Amsterdam.)



Avant d’aller grimper dans un bateau pour partir à l’abordage des canaux, j’ai voulu faire un tour dans des écuries à deux pas de mon hôtel. J’ai donc fait un coucou aux chevals mais j’ai pas pu entrer car c’était interdit aux gens qui ne parlaient pas la langue (true story). Je me suis sentie ostracisée alors j’ai sorti la grand voile et j’ai glissé sous le vent.


...Enfin, j’ai embarqué dans un bateau orange, chaussé des écouteurs en plastique et découvert le réseaux de voies aquatiques de la ville. J’ai quand même réussi à avoir le mal de mer, donc je dois me résoudre à l’évidence, je ne chopperai jamais le capitaine Haddock, ou un fils Cousteau.








J’avais décidé que ce serait le séjour de l’auto-indulgence, j’ai donc foncé directement vers un haut-lieu de la drogue. LE MUSEE DES CHATS.

Chacun son poison, hein.
Dans le musée de chats, il y a plein d’œuvres d’arts avec des chats mais aussi des VRAICHATS.


J’ai donc sautillé pendant 1h30, au comble de l’excitation de tromper allègrement mon félin à moi.














Mention spéciale à ce flim que je désire voir du plus profond de mon âme : 


La boutique souvenir était pas mal, aussi :




J’ai ensuite filé vers le marché aux fleurs a.k.a l'endroit le plus touristique de cette ville déjà blindax d'étrangers. 
Comme je suis une petite chose introvertie qui a mis 20 ans avant de pouvoir aller acheter sa baguette sans bégayer, j'ai sorti mon arme de prédilection : mes lunettes de soleil.


Mes lunettes ont cette chose de magique qu'elles sont à ma vue, et que donc je vous vois, mais vous ne me voyez pas. Ce qui me laisse tout le loisir de ne pas vous regarder dans les yeux et d'arborer l'expression qui me sied à votre insu.


J'ai alors vu le cadeau parfait pour ma chatte (oui, écoutez, si vous êtes encore étonnés, il faut arrêter de me lire, vous êtes définitivement passés à côté de la ligne édito de ce blog), sauf qu'un vendeur m'a vue le voir et qu'il est venu me... PARLER.


Donc je devais parler à quelqu'un (un mâle en plus), en anglais, dans un endroit rempli de gens d'où je ne pouvais m'extraire facilement. J'ai alors chaussé ce qui va de paire avec mes lunettes : ma "grande bourgeoise" persona.
Ma grande bourgeoise persona est un super-pouvoir découvert récemment, qui fait que cachée derrière des verres fumés, je prends un accent de la haute et je demande des choses à des gens qui font les dites choses pour moi sans broncher tandis que j'attends en me regardant les ongles.

On est à mille lieues de la Johnson qui montre les dents quand on l'effleure, et c'est assez drôle de voir les résultats que cela produit. Bref, je me suis alors plantée au milieu du magasin et, sous l'effet de ma nouvelle personnalité, les vendeurs se sont transformés en petites souris travailleuses prêtes à tout pour remplir mon panier. 

J'ai donc ramené de gros bulbes et un fort joli sac avec un gros crâne sur fond noir, parce qu'on se refait pas, et je suis repartie en remerciant mes gueux qui s'étaient pliés en quatre pour me trouver LA bonne couleur qu'ils avaient normalement plus en stock.


Quand je suis partie, il était l'heure de déjeuner, et n'ayant pas envie de me frotter encore plus à la foule, j'ai décidé de prendre un peu de hauteur. 






C'est un peu par hasard que j'ai grimpé dans un ascenseur en verre terrifiant qui m'a transportée tout en haut d'un centre commercial vers un rooftop où j'ai pu déguster en toute tranquillité mon déjeuner.

[Mon déjeuner]

En redescendant, pas rassasiée, mais détendue, j'ai un peu fondu un plomb, moi qui déteste le shopping, devant une boutique où je rentrais dans tous les articles taille M. J'ai investi dans un t-shirt Bowie et une chemise qui ferait pâlir d'envie Yannis "Grrraou" Philippakis, tout en me disant que je retrouve vraiment mes racines de garçon manqué vestimentairement parlant en ce moment.


Comme il pleuvait beaucoup et que cette ville est formidable, j'ai trouvé refuge dans un grand marché de livres ancien couvert niché au milieu d'une université. 





J'ai hésité longuement à investir dans de la haute littérature à base de garçons tout nus en couverture, car j'allais bientôt voir mon correspond local, j'ai nommé Sir Escri et puis je me suis dit que j'avais vraiment un cerveau sale et j'ai poursuivi ma route. 



Les fleurs de cerisier couvraient les canaux, me donnant envie de déclamer des vers en pensant à ce que cela aurait pu inspirer à Vermeer... 


... Mais, à la place, j'ai pouffé devant chaque mention de "Dutch bites" et j'ai mangé des donuts.



 La suite de ma première journée bientôt, merci d'avoir attendu.