jeudi 11 août 2022

There is no water, there is no sound

*

[Will you come around? Will you come around?]


Dans le camp de Buchenwald se dressait l'arbre de Goethe. Un chêne qui aurait abrité le poète pendant ses compositions - ou ses siestes, l'histoire ne le dit pas. 

Ce qu'elle dit, par contre, c'est que tant que cet arbre resterait debout, alors le Reich, lui aussi, serait fier et fort comme une tour de cathédrale. Les nazis ont donc gardé ce symbole humaniste au milieu de leur barbarie, par fétichisme sans doute.

Bref, un jour de 1944, une bombe américaine a explosé la gueule de ce pauvre arbre qui n'avait sans doute rien demandé à personne. La suite, on la connait. 

Nombreux furent les survivants des camps à revenir avec un peu d'écorce de cette légende en poche.

Moi, je suis une fille qui aime bien la déconne et la franche rigolade, alors comme il faisait seulement 27°, j'ai mis mon nez dehors pour aller voir un des derniers lieux de sépulture que je n'avais pas encore visité dans la capitale. Les Invalides aka le mausolée de Napoléon 1er.

Je n'ai pas de sympathie particulière pour Napo. Juste une tendresse particulière pour le jeune Sorel qui gardait une photo de l'empereur sous son oreiller, comme une midinette. Mais je connais maintenant assez Paris pour pouvoir compter sur les doigts d'une main les must-see qui m'échappent encore.

Aux Invalides, il y a le musée de l'Ordre de la Libération, soit la bande de joyeux lurons affiliés à Charlie De Gaule, et on peut y voir des morceaux du vieux chêne à Johann. 

On retient ce qu'on peut d'un musée à la gloire des prémices de nos services secrets (coucou, vous !) et de l'armée en général, moi, j'ai retenu le Chêne de Goethe et les peintures de Robert Marchand, planquées dans un couloir minuscule, parce qu'il ne faudrait pas que la culture empiète sur les gros fusils et les dagues turgescentes de l'endroit. 

Je me suis posée boire une orange pressée en lisant le 59ème ours de Sylvia Plath, une nouvelle "all men must die" comme on les aime, et j'ai réfléchi à mes arbres fétiches à moi.

A cet autre chêne où l'ami Oscar pavoisait à Oxford, au Magdalen college (où j'ai laissé une part de mon coeur à un vendeur de scones des environs, mais c'est une autre histoire), ou à ce prunier, aux abords d'Hampstead, à Londres, où le forever young Keats a composé Ode to the nightingale. 

Il y a des arbres plus anonymes que j'aime férocement. Parfois on me les arrache. Comme ceux devant la tombe d'Oscar "pour faire de la place" ou comme le seul cerisier japonais du Père-Lachaise, tout pile entre Jim et Héloïse et Abélard. 

Il y a mon arbre à câlins du domaine de Saint-Cloud, contre lequel j'ai passé des Rock en Seine enlacée. 

Il y a les poiriers de mon enfance, dans le jardin de Pépé et Mémé.

Pourtant, je n'ai pas encore trouvé "L'arbre de Johnson", celui devant lesquels les gens passeront, dans 5 siècles (lol) et diront "c'est là qu'elle écrivait, la gourgandine"

Non.

Moi j'écris dans une cour où ne poussent guère que des fraisiers et des rosiers de petite dimension. Cet été, tout brûle, de toute façon. 

Et quand je prose, c'est le plus souvent à l'ombre de mon orchidée, une survivor qui est morte plus de fois que tous les chats du quartier réunis et qui a éclot, sous mes applaudissements joviaux, de 5 fleurs blanches, au dessus de ma douche. (Je l'y ai perchée pour ne pas que les chats la croquent, depuis, elle vit sa meilleure vie). 

Au moins, j'ai une réponse à donner, maintenant, quand on me demandera ce que je fais dans la vie : je suis en quête de mon arbre.

*Philippe Cognée, musée des beaux-arts de Nantes.

lundi 16 mai 2022

What breaks this in?

 



Tous les étés depuis qu'ils n'ont rien sorti, la musique de Breton me manque. 

Je me replonge dans les photos d'un moi plus beau, plus souriant. Il y a un an, déjà, l'arrivée d'un deuxième chat.

Ce soir, un rendez-vous avec Yannis au-nom-trop-long, frontman de mon groupe préféré, rendez-vous repoussé trois fois, pour cause de ce-que-vous-savez.

Je devrais être au top. Après quelques jours au vert, dans une maison perdue dans les bois, où j'ai joué à la famille normale ou presque. Après quelques jours avec ma nièce, de la famille biologico-nucléaire, cette fois, qui m'a dit tellement de trucs qui résonnent que j'aurais dû être folle de joie - je veux dire, quelle chance, déjà, de trouver quelqu'un avec qui on a une autoroute de connexion comme ça, mais en plus quand c'est quelqu'un avec qui on est lié de fait, et qu'on a connu toute sa vie, avec qui on a tant en commun en plus, c'est dément, dans le bon sens. C'est fou. Et ça devrait me propulser aux anges.

Mais les médicaments bloquent tout excès, trop bas, mais aussi trop haut. 

Mais moi je les aime, mes trop-hauts. 

Mes montées sur les bars, les tables, mes nuits à regarder la lune, allongée au milieu d'une route, dans un pays de l'Est quelconque, mes virées dans mes plans foireux, pour aller visiter un cimetière miteux au bout d'une ligne de bus fréquentée seulement par des autochtones peu ravis qu'on les gentrifie, mes dépenses éhontées, à acheter des shots pour toute une tablée quand j'avais pas de quoi joindre les deux bouts.

J'aime mes hauts. Sans eux, je ne suis pas sûre que la vie vaille d'être vécue. Mais en ce moment, ils ne sont pas les bienvenus, parce que si on leur laisse la place, alors le vide me pend au nez, et mes pieds dans le vide, mon cou autour d'une corde (ou l'inverse) tout le monde se ligue pour me dire non, nein, no thanks.

Mais qui suis-je, si je ne suis pas la Johnson des exubérations ? Celle qui parle trop fort, qui boit trop, qui raconte des anecdotes qu'on doit garder pour soi, celle qui n'hésite pas à dire sur les réseaux sociaux que son collègue est un gros macho qui pense savoir ce qu'est une "vraie femme" (et une fausse, j'imagine, aussi), et se fait virer après, sans regrets, avec quelques larmes pour ses auteurs, seulement.

La semaine dernière, j'ai vécu un peu la même chose. On avait trouvé un accord qui était win-win pour ma sortie de l'entreprise, pour eux, pour moi, pour le pape B., bref pour le monde mondial de l'édition résumé à ma petite collection merdique que personne ne lit et dont tout l'univers se fout. Il a fallu que le destin, sous la forme d'un gay particulièrement agacé dès que lui parlait de mon handicap, se fasse mesquin, petit, cruel (ça tombe bien, c'est l'étymologie de mon vrai prénom, le saviez-tu ?). Pourquoi je précise qu'il est gay ? Parce que je suis arrivée dans l'entretien avec un bon a priori, parce que je connaissais que la partie sympathique du bonhomme et qu'en plus je savais qu'il n'allait pas se montrer homophobe comme beaucoup de gens l'ont fait au cours de mon séjour entre ces quatre murs. Eh bien, j'ai encore été naïve, parce que non seulement il m'a rien laissé alors qu'il n'avait rien à gagner, mais en plus il a assuré que ma collection, qui est un des seuls oasis pour les minorités de notre groupe éditorial, soit complètement démembrée après mon départ, alors que le plan, c'était quelque chose de propre et bien bordé et, encore une fois, de bénéficiaire pour l'entreprise et pour ma gueule.

Il y a des injustices qui tombent, et souvent, elles tombent sur moi.

Vous savez, comme ces types qui se prennent dix fois la foudre ?

Voilà. 

Alors je pars les poches vides, je laisse un champ de guerre derrière moi, alors que j'imaginais un beau champ d'olivier et peut-être même le chant des partisans, (mais faut pas trop en demander dans le groupe B.)

Je suis passée en mode rapide par tous les stades du deuil, j'ai versé au total 6 larmes et demi, j'ai bu du rosé dessus, et me voilà rendu aujourd'hui, alors que je pensais avoir fait le tour de la question de manière brillante, rapide et sans trop de dommages, à contempler la démission du dit représentant du groupe B. Il m'a donc fait la misère, just because.

Ca n'aura aidé ni à son avancement, ni au groupe, ni à moi, ni à rien. C'était être méchant (petit, mesquin, cruel, étymologie de moi, toussa) pour que dalle.

C'était donc plus un homme blanc médiocre à qui on a filé trop de pouvoir qu'un adelphe minoritaire dont j'aurais espéré qu'il soutienne en sous-main mes efforts à faire de la littérature un endroit plus représentatif.

La bonne nouvelle là-dedans ? C'est que si j'ai encore des illusions perdues, ça veut dire que j'en ai des trouvées. 

Et ce soir, j'ai rendez-vous avec Yannis.





lundi 14 mars 2022

Takes one to know a lost...


[...Confused and careless one]

C'est cliniquement appelé "sensation de vide" et c'est sûrement le pire symptôme de tous. 

C'est cette sensation que ma vie est finie. Qu'il ne me reste rien à faire. Que j'ai accompli tout ce dont je rêvais (ce qui n'est, rationnellement, pas faux). 

Plus d'envie, plus de motivation, plus d'entrain.

On fait des choses qu'on aime habituellement sans y prendre autant de plaisir qu'avant. 

On passe le temps.

Le temps devient long. 

Il s'étire et le sommeil est un salut dans lequel on se vautre volontiers.

Dans mes souvenirs joyeux, rien ne me donne envie de réitérer. 

Aucun plan, aucun projet, aucune attente.

Je suis blasée par le monde qui nous entoure, les sujets qui me tiennent à coeur sont piétinés par celleux qui nous gouvernent.

Ce qui m'empêche de mettre un point final à tout cela tient à deux choses, un certain manque de courage, car il en faut, il en faut des tonnes pour passer à l'acte, et le petit bonheur qu'il me reste encore à me réveiller contre un chat qui ronronne, à me dire que je l'ai pas tiré d'un refuge pour l'abandonner moi aussi.

Alors je joue au jeu de la vie, j'avance mes pions et je dis bonjour à la dame.

Mais le coeur n'y est pas. 

Le cerveau rarement.

Mes mots s'entrechoquent et mon psychiatre me donne des conseils pour être plus intelligible. 

Je ne m'étais pas rendu compte que ça se voyait à ce point.

Persuadée que deux trois selfies rayonnantes (car je sais deux trois trucs dans la vie, dont poser) vont suffire à embobiner tout le monde.

Car personne n'a la solution, donc pourquoi emmerder les gens. La plupart d'entre eux me prennent de l'énergie et ceux qui ne m'en prennent pas doivent coûte que coûte être ou resté heureux. J'en fais mon but dans la vie, à défaut d'en avoir pour moi. Maintenir mon petit groupe de proches à flot et vivoter à travers eux.

C'est fou quand même. Il y a quelques mois, j'ai eu l'opportunité d'une vie, qui m'est passée sous le nez sans que je puisse faire quoi que ce soit.

De temps en temps, en faisant la vaisselle, en me lavant, en mangeant, je me dis "j'aurais pu être là-bas, là maintenant.'' 

J'ignore si j'aurais été moins vide, si mon BPD se porterait mieux. Mes journées seraient plus agitées, ça, c'est sûr et certain. 

Alors je m'imagine une Johnson parallèle, celle qui aurait décroché cette opportunité. Je suis plein de Johnson différentes, qui cohabitent, chacune dans leur dimension, déterminées par les choix qu'elles ont fait.

Manque de bol, celle que j'incarne, et qui a le plus besoin d'écrire, a aussi le moins à dire.

mercredi 9 février 2022

Guillotine [Part III]

 

Alors oui, on pourrait se dire que je n'ai pas dit non, que j'ai même dit oui, d'une certaine façon. Qu'on est dans la fameuse "zone grise" (que vous avez inventé juste pour y caser tout ce qui vous met mal à l'aise).

Ou alors je pourrai arriver au passage de l'histoire où vous ne trouverez plus aucune excuse à ce mec.

OK? Let's goooo.

J'étais devenu le deuxième ou troisième numéro dans son répertoire à contacter après minuit (et bien après son dealeur) quand il avait des envies de pas finir la nuit seul. 

C'était parfait pour moi et mon petit cœur (encore hétéro, à l'époque) tout brisé depuis 2014 par Mr Nothing Arrived. 

Bizarrement, on parlait beaucoup quand même, malgré l'état proche de l'Ohio dans lequel il débarquait toujours chez moi. 

Les red-flags ont continué de s'accumuler (dont un coup de pied à mon adorable chat)(ce qui devrait alerter n'importe qui). 

Un soir, mon chat a failli s'étouffer et j'ai été surprise de retrouver, bien au fond de sa gorge, un mégot ou un filtre, je ne me souviens plus, des cigarettes du mec. Je lui ai écrit aussitôt un texto passif agressif pour le lui signaler. Ce petit accident nous sera utile pour plus tard.

Une nuit, alors que je quitte une fête, on se rend compte qu'on est à quelques mètres l'un de l'autre et on décide de se retrouver pour rentrer chez moi. Je suis plutôt agréablement surprise par cette coïncidence, mais quand il me rejoint à l'arrêt du noctilien, il est d'une humeur de chien et m'envoie pique sur pique. Il avait déjà sorti son numéro de snob/artiste maudit/pauvre hère désargenté poursuivi par les huissiers (je n'exagère que très, très légèrement) un matin, et je m'étais rendu compte que je détestais sa personnalité. Mais à quoi bon lui dire, vu que notre relation n'impliquait pas grand-chose, et encore moins sur le long terme ?

Il n'avait donc aucune raison de lever les yeux au ciel au sujet de ma sale habitude de tout le temps vouloir prendre le bus (à l'époque, j'étais sous le seuil de pauvreté). On s'installe quand même dans le fameux bus, et il commence à me sortir une litanie sur ce que je devrais faire pour aller mieux (c'est vrai que quand on voit l'état de sa vie, à cette époque, ça donne très envie de suivre son exemple), au fur à mesure de son monologue, je m'aperçois qu'il égrène des infos que je ne lui ai jamais partagées.

Je désaoule immédiatement. 

J'attends qu'il soit au milieu d'une idée pour l'interrompre et lui demander comment il sait ce qu'il sait. Sans réfléchir, il sort directement "Je l'ai lu sur ton bl..."

Mon "bl...", hum ?

Il se mord aussitôt la lèvre et rougit et regarde ailleurs et s'agite.

Je le cuisine alors comme un boeuf Bourguignon et il se met à table : c'est une collègue à nous (une autre) qui lui a filé l'adresse de ce blog pour le prévenir de "qui j'étais vraiment" et d'à quel point j'étais "dark".

[Si cette collègue a l'adresse de mon blog, c'est parce qu'elle bossait dans la boîte dont je me suis fait virer après m'être plainte du harcèlement moral et des sorties sexistes de mon binôme de l'époque, incompétent patenté, qui plus est. Pour sauver sa tête, il avait cherché du sale sur moi et balancé mes réseaux sociaux où je décrivais ses actes tous plus graves les uns que les autres et l'avait filé à la nouvelle DG qui n'a vu que le fait que je parlais de sa boîte en mal - sous pseudo, sans citer le nom de la boîte, ni même ce qu'on y faisait - et a préféré me couper la tête à moi plutôt que de désinfecter ses rangs misogynes. Moralité : depuis l'ouverture de l'insta Balance ton éditeur, cette boîte est surreprésentée]

Donc là, le trauma est remonté aussi vite. La colère contre lui, aussi, contre sa malhonnêteté. Contre le fait qu'il se renseigne sur moi dans mon dos, sans me prévenir. Contre sa connerie, de se faire avoir en balançant ce qu'il avait lu, perdu par sa propre hubris de voir m'expliquer la vie.

Sauf qu'on était déjà arrivés chez moi. Là j'ai éclaté en sanglot et il a semblé plus gêné qu'autre chose, mais pas assez pour déguerpir et rentrer chez ses parents (oui, chez ses parents). 

Le lendemain, il m'invitait très sérieusement à prendre part à la manif pour tous (oui, la manif pour tous) car il trouvait ça "drôle" et que sa tante était de passage à Paris exprès pour l'occasion.

Je pense qu'avec tous ces red flag j'aurais pu reconstituer le tapis rouge du festival de Cannes, mais à la place, j'ai ignoré, et j'ai nourri, rassasié, failli faire éclater mon trouble de la personnalité accompagné d'un joyeux PTSD.

Ca ne m'a pas suffi. Et comme il l'a certainement remarqué, car l'idiot était loin de l'être, la fois d'après, il a traversé le Styx, l'Achéron et la Meuse d'un seul et même coup.

Après l'acte, quand je me suis étonnée de ne pas le voir aller se délester de la capote (parce que bon, la laisser par terre et étouffer une seconde fois mon chat n'était pas dans mes plans), il m'a regardé avec le même air con que dans le bus et m'a simplement dit "bah..." après quoi je l'ai secoué physiquement, trop sûre de ce qui allait suivre, mais j'avais besoin de l'entendre : "bah... j'en ai pas mis".

Il savait fort bien que je n'étais pas sous pilule, et je savais fort bien qu'il n'était pas exclusif (moi, je l'étais par la force des choses, j'ai rarement assez d'énergie pour voir plusieurs personnes en même temps) - il m'avait confié qu'au jour de l'an, entre deux textos tout mignons qui avaient failli me provoquer une crise de "oh mon dieu il s'amourache ! il faut absolument que je fasse une mise au point", il s'était tapé deux jumelles de quinze ans "du coup ça fait trente, LOL !"-.

Je l'ai repoussé, suis allée dormir sur le canapé, appliquant le traitement par le silence, parce qu'il n'y avait plus rien à dire. 

Ma colère était froide, sourde, prête à briser des montagnes. C'était arrivé, ENCORE. J'allais devoir ENCORE, prendre la pilule du lendemain. Un putain de DIMANCHE. J'allais voir mon cycle bousillé à cause de ce pauvre con.

Il y avait cette colère de surface, oui. Mais elle couvrait l'iceberg plus profond, celle qui se doutait, sans avoir les mots pour le dire à l'époque, que oui, ce que je venais de vivre, c'était bel et bien : un viol.

Un consentement bafoué.

Par quelqu'un qui savait pertinemment ce qu'il faisait. 

Lui m'a dit qu'il avait l'impression que je m'acharnais sur lui, que ok il avait fait une connerie, mais qu'il ne méritait quand même pas tous ces reproches.

Voilà, voilà la fosse des Mariannes qu'il y a entre eux et nous.

Le degré de désengagement, d'inconséquence qu'ils atteignent si on les laisser faire.

Car ces histoires de capotes qu'elles aient été retirées pendant l'acte ou jamais mises, sachant que cette fois-ci : je lui avais mis l'étui dans la main, ça m'est arrivé trois fois. Ma vie sexuelle ayant commencé quand j'avais 24 ans et s'étant terminée avec les hommes quand j'en avais 32, je vous laisse vous rendre compte de l'étendue du phénomène.

Quant à l'épilogue avec ce garçon, il est arrivé une semaine après (le matin du CapoteGate il avait finalement baissé les bras, et m'avait laissé trouver ma pilule toute seule : lui avait escalade avec son BFF), mon ventre était en guerre mondiale quand il m'a supplié de pouvoir débarquer chez moi. Je lui ai dit "ok mais hors de question qu'on fasse quoi que ce soit". Il puait l'alcool comme un clodo. Avait des propos incohérents. Je l'ai bordé et je lui ai dit qu'on devrait avoir une discussion le lendemain.

J'ai fait les choses bien, je l'ai attiré dans un lieu public pour lui annoncer que devant l'irrespect total de sa personne envers la mienne, on allait s'arrêter là, mais il m'a coupé l'herbe sous le pied, non pas pour rompre notre relation, mais pour me dire, nonchalamment : "non mais on se voit depuis si longtemps maintenant, qu'on peut dire qu'on est ensemble..."

Les lesbiennes apprécieront tous les efforts fournis par ce mâle pour me faire basculer dans leur camp.